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Les mauvais résultats se confirment en ce qui concerne les comptes publics de Saint-Raphaël.
Cf. le ratio, “Dépenses réelles de fonctionnement et remboursement annuel de la dette en capital sur les recettes réelles de fonctionnement”
Pour comprendre ce ratio, imaginez le budget d’un foyer.
Vos Recettes réelles de fonctionnement sont votre salaire mensuel net (ex: 2 000 €). Vos Dépenses de fonctionnement, ce sont vos frais de vie incompressibles (courses alimentaires, chauffage, assurances, essence pour aller travailler). Remboursement de la dette : c’est la mensualité de votre crédit immobilier ou auto.
Si le ratio est de 70 %, il vous reste 30 % de votre salaire (600 €) à la fin du mois après avoir payé le quotidien et la banque. Vous respirez. Vous pouvez changer le lave-linge s’il casse ou économiser pour une nouvelle voiture (ce sont vos investissements).
Si le ratio dépasse 100 %, votre salaire ne couvre même plus vos factures et votre crédit. Vous vivez à découvert ou vous devez vendre vos meubles pour payer la banque. C’est la zone de danger financier.
Or quel est le montant de ce ratio pour Saint-Raphaël ? 116,61% ! Ce ratio est à 91,3 pour la moyenne des communes touristiques de la strate.
Ce que cela signifie pour Saint-Raphaël :
1. Absence de marge de manœuvre : la ville consomme plus de ressources qu’elle n’en gagne pour son fonctionnement courant.
2. Une dette pesante : avec une dette par habitant s’élevant à 2 014 € (bien au-dessus de la moyenne des villes de même taille à 998 €), le
remboursement du capital pèse lourdement sur le budget.
3. Effet ciseau : les dépenses de fonctionnement (personnel, énergie, entretien) et les intérêts des emprunts augmentent plus vite que les recettes.
4. Dépendance à l’emprunt : pour équilibrer son budget d’investissement, la ville est contrainte de souscrire de nouveaux prêts, ce qui entretient un cercle vicieux.
Nous avons voté contre ce budget.